Les obstacles au traitement postural

Il existe différents obstacles que les posturologues peuvent rencontrer en cabinet. Si ces obstacles ne sont pas décelés, le traitement postural ne donnera pas les résultats escomptés.

Il est donc indispensable d’éliminer ces causes d’échecs thérapeutiques.

LES JAMBES COURTES

La jambe blanche est la plus courte, le patient doit créer une adaptation pour pouvoir marcher.

Une bascule de bassin ne signifie pas obligatoirement une jambe courte. Il faut faire la différence entre vraie jambe courte et fausse jambe courte. (c’est souvent de là que provient l’erreur de diagnostic).

D'abord, une jambe courte fonctionnelle ne se teste pas patient allongé mais bien patient debout. On regarde s’il existe une bascule de bassin. On recherche ensuite une fesse en arrière par rapport à l’autre dans le plan horizontal. Puis au test d’antéflexion, on voit si une épine iliaque est plus haute que l’autre. Enfin, en cas de vraie jambe courte, on retrouve une gibbosité du côté opposé au test d’antéflexion debout.

Si ces 4 tests se révèlent positifs et qu’on est en présence d’une vraie jambe courte, il faut alors appareiller le patient de semelles posturales avec une talonette du côté de la jambe courte. Sa hauteur ne sera pas révélée par radio (source d’erreur) mais par l’observation des épines iliaques au test d’antéfexion debout, pieds parallèles.


Les cicatrices pathologiques

On sait maintenant que les cicatrices ont un rôle perturbateur dans la posture et sur l’énergétique quand elles sont jugées pathologiques. Par exemple, une cicatrice pathologique d’opération d’hernie discale lombaire va entraîner une hyperlordose réactionnelle.

Pour repérer une cicatrice pathologique, c’est simple ! La cicatrice n’est généralement pas belle, soit hypertrophique rouge et gonflée, rétractée blanche et fibreuse. Elle a la caractéristique de faire effondrer le pouls dès qu’on l’effleure légèrement.

Il existe plusieurs traitements possibles qui ont pour but de redonner une microcirculation, de l’élasticité ainsi qu’une meilleure trophicité à la cicatrice, et surtout d’éviter qu’elle décharge en permanence sur le système postural. Celui que j’utilise en cabinet est basé sur l’application d’huile d’hélychrise.

Dans tous les cas, il est capital d’examiner  son patient des pieds à la tête pour trouver ces cicatrices pathologiques si elles existent.



Les blocages ostéopathiques

Les blocages qui freinent le traitement postural sont les suivants :  le blocage de la 1ère côte (qui comprime et irrite le ganglion stellaire), le blocage du coccyx (qui limite la rotation de la tête du côté du blocage), le blocage de la symphyse pubienne et enfin le blocage de la fibula.

De toute manière, on demande toujours après mise en place d’un traitement postural, de prendre une consultation chez un ostéopathe 1 mois après le début de la thérapie.

Cela permettra de lever les blocages ostéopathiques majeurs et d’harmoniser les tensions musculaires en complément du traitement postural.

 


Les foyers dentaires réactogènes

Un foyer dentaire signifie que la cause des douleurs provient d’une pathologie au niveau de la bouche. Une pathologie focale dentaire ne s’exprime pas localement, c’est à dire qu’elle ne créée pas de douleur où elle se développe. En revanche, elle créée des pathologies à distance. Il faut penser à un foyer dentaire en cas de douleur inexpliquée ou non systématisée, quand le patient a toujours mal malgré le traitement postural. 

Certaines pathologies peuvent être sous-entendues par un foyer dentaire réactogène

  • Certaines allergies respiratoires ou cutanées.
  • Certaines affections urinaires à répétition.
  • Certains dysfonctionnements endocriniens.
  • Certains troubles digestifs…

Prenons un exemple : Une personne consulte pour une périathrite scapulo-humérale à la suite d’un accident de voiture avec choc latéral. L’interrogatoire révèle un choc de la face avec douleurs résiduelles dentaires. On demande un panoramique dentaire, qui montre une fracture d’une molaire. En anesthésiant cette dent, le patient n’a plus de douleurs.



Les polymétallismes et microgalvanismes

Apparition :

Bien sûr, ils sont liés à la base à une mauvaise hygiène bucco-dentaire, qui laisse se développer des caries. Le patient consulte alors pour des douleurs de dents, et le dentiste enlève la partie cariée pour la remplacer par :

  • Un amalgame (1ère technique) qui a l’avantage d’être parfaitement hermétique et durable mais dont l’inconvénient est d’être toxique pour le patient (comme pour le praticien) car il contient des métaux lourds (dont le mercure). En cas de multiples amalgames dentaires , il se crée un échange d’ions dans la bouche à cause de l’humidité du milieu ainsi que des micro-courants entre les amalgames dentaires et les bijoux du patient (du à la différence de température des métaux, ainsi que des différents métaux) qui viennent perturber les signaux électriques des muscles et nerfs environnants.